Absurd'Forums » Tout et rien

Citons la cécité

(14 messages)

Mots clefs :

  1. "La pensée et le langage n'arrivent pas à suivre l'émotion provoquée par l'inspiration, c'est pourquoi l'artiste est libre de s'exprimer non seulement dans la langue commune (concepts), mais aussi dans sa langue personnelle (le créateur est individuel) et dans une langue qui n'a pas de signification précise (non figée, transmentale)."

    [Alexandre Kroutchonykh]

    -Déclaration du mot comme tel-

    Posté il y a 1 année #
  2. «Se méfier des penseurs dont l'esprit ne fonctionne qu'à partir d'une citation.»

    [Emil Michel Cioran]

    - Aveux et anathèmes -

    Posté il y a 1 année #
  3. DADA lui ne sent rien, il n'est rien, rien, rien.

    Il est comme vos espoirs : rien.

    comme vos paradis : rien

    comme vos idoles : rien

    comme vos hommes politiques : rien

    comme vos héros : rien

    comme vos artistes : rien

    comme vos religions : rien

    Sifflez, criez, cassez-moi la gueule et puis, et puis ?

    Je vous dirai encore que vous ê tous des poires.

    Dans trois mois nous vous vendrons, mes amis et moi, nos tableaux pour quelques francs.

    Posté il y a 1 année #
  4. Francis PICABIA.

    Posté il y a 1 année #
  5. Ce café est infecte et débute très mal la journée...

    Comme quoi un plaisir instantané est un bonheur volage.

    Posté il y a 1 année #
  6. « De temps à autres, je crois croire, je pense que je pense, je prends parti, je choisis, je combats, et quand je le fais, je le fais avec véhémence et entêtement. Mais il y a toujours en moi une voix qui me dit que ce choix, cette véhémence, cette affirmation n’ont pas de fondement sûr, absolu; que je devrais y renoncer. Je n’ai pas assez de sagesse pour lier mes actes à mon incertitude profonde. Pourquoi tout ceci ? Ces questions, chacun se les pose quand il est seul. Dans ce désarroi, l’écrivain écrit. »

    [Eugène Ionesco]

    -L'auteur et ses problèmes-

    (Notes et contre-notes)

    Posté il y a 1 année #
  7. Ce thé est léger et termine termine assez bien la soirée...

    Comme quoi un malaise allongé est un malheur pesant.

    Posté il y a 1 année #
  8. je ne sais pas qui a dit ça, je crois que c'est moi :

    parfois, la vie est dure.

    Pierre Mortez

    Posté il y a 1 année #
  9. , Tuba coranique des chevaux Perses,

    Messagers les plus vaillants, n'ont jamais pu faire le tour pour me rejoindre

    Arbre magnifique, qui rechute pleureur, comme une fontaine,

    Et la sagesse de son écorce grotesque, est une rapière pour les mains qui s'y posent,

    Ses frondaisons ombrages les nuages qui passent et vont libre, comme pour s'écrier: la pomme est trompeuse!

    Soufflant sifflant ses bucoliques oblates ancestrales, celui qui y passe ne peut le voir

    Et son champignon est une besace, ou il cache des secrets bleuâtres

    Tous les sacrifices rédempteurs ne purent les sanctifier, tous les éléments se sont soudé, en une fusion alchimique, et l'arbre, toujours debout, s'est moqué

    Parce qu'il a connu si bien qu'il connait déjà

    Secret d'argile ou de silex, secret de marbre

    Oh contours lunaire de ses longues dansent nocturne, Oh vautour et vipère y perde leurs plumes

    Secret habile constellé de complexe, secrets ineffable

    Sur vous il se penche et fixe sa singulière énormité

    Il confond le zèbre et attire le lion

    Il n'est qu'un tableau, et son ombre donne vie à toute la grandeur du monde

    Et ses voix sont étrangère a lui même

    Panthéiste durcit aux formes agressives et réprobatrices

    Architecte de la divine parole intemporel, car elle se veut de lui

    Si le vide a une limite, il la caresse inconsciemment

    Il est la concision, cette hérésie du mortel

    Car il a si bien su qu'il sait déjà

    Sabre des guerriers maquillés de boue

    Aux barbes fleurit, aux flèches, aux filets

    Sur des chevaux vêtus d'or! Oh poussière soulevée!

    Grand voyageur du nord et farine du sud!

    Oh temps des subtiles allégeances, temps de miracle!

    Au demeurant ou a l'Oracle

    Qui compare le monde a un lotus

    Époque des Rois-dieux, époque souveraine des hommes- oiseaux!

    Aujourd’hui la lumière transperce la poussière de mon réduit, elle apparaît, disparait dans une fébrile mélancolie

    Et je suis heureux d'être vivant, et je suis le printemps

    Cet éveil est un baptême

    Il fleurit le mur, s’oppose aux ombres, portant un parfum qui ne vient de nulle part

    Il vient toujours invaincu, il vient sans valet disait Baudelaire

    Honneur a ses couleurs! Son manteau céleste! Tissé de verges d'or

    Par les tisserandes berbères

    Sur des notes qui ignore les grandes septentrionale!

    Elles mout la farine, elles pleurent ensemble et embrassent les mariés vaniteux

    Parures vaines! Belles par leurs futilités circonstancielles

    L’étreinte sur la forge, mût la peau blanche

    Cuivré des Hommes de Plomb, les hommes anciens

    Son cœur est un berceau pour la régente

    Qui dépose avec attention son enfant roi

    Avec comme sceptre une boule d'or qu'elle cache sous son oreiller

    Grandes prêtresse des damnés! Trompeuse Gaia!

    Sournoisement s'installe et absorbe les flots de nos âme reposées

    Saison morte des lumières confondues, le printemps a bu l’hiver

    S’essouffle doucement de sa voiroxie,

    Plus haut vers l'azur et déchiré des silfs, en terre statique, j'ai arraché une gerbe

    Pour vous, madame, pour vous en ce jour de grande prière…

    Posté il y a 1 année #
  10. Tenez, c'était pour vous montrer a quel point la poésie spontanée est une hérésie Aragonique...

    Posté il y a 1 année #
  11. Regarde mes mains, mon camarade

    Depuis que j'ai plus le droit de bosser

    Regarde mes mains, mon camarade

    Elles sont cassées.

    Francis Lalanne

    Posté il y a 1 année #
  12. Équinoxe

    Oh! Tuba coranique des chevaux Persans,

    Richesses ottomanes,

    Messagers vaillants,

    Faites enfin le tour pour me rejoindre!

    Arbre magnifique, qui rechute pleureur,

    La sagesse de son écorce grotesque,

    Est une rapière pour les mains qui s'y posent,

    Ses frondaisons ombrages les nuages

    Qui passent et vont libres,

    Comme pour s'écrier:

    La pomme est trompeuse!

    Sifflant dans ses rameaux ses bucoliques oblates ancestrales,

    Celui qui y passe ne peut que s’y frapper

    Son champignon est une besace, ou il cache des secrets opalins

    Tous les sacrifices ne purent les sanctifier,

    Tous les éléments se sont soudés, en une fusion alchimique,

    Et l'arbre, toujours debout, s'est moqué…

    Parce qu'il a connu si bien qu'il connait déjà

    Secret d'argile ou de silex, secret de marbre

    Oh! Contours lunaire de ses longues dansent nocturnes,

    Quand vautours et vipères y perdent leurs plumes

    Secrets constellés de complexes, secrets ineffables

    Sur vous il se penche et fixe sa singulière énormité

    Menaçant le dormeur niais de rêves colorés

    Il confond le zèbre et meurtri le lion

    Son ombre donne vie à toute la grandeur du monde

    Et ses voix sont étrangères à lui même

    Panthéiste durcit aux formes agressives et réprobatrices

    Architecte de la divine parole intemporelle,

    Car elle se veut de lui

    Si le vide a une limite,

    Il la caresse inconsciemment

    Il est la concision, cette hérésie du mortel

    Qui le pousse aux frontières de l’existence

    Car il a si bien su qu'il sait déjà

    Sabres des guerriers maquillés de boue

    Aux barbes fleuries, aux flèches, aux filets

    Sur des chevaux vêtus d'or! Oh poussière soulevée!

    Grand voyageur du nord et farine du sud!

    Temps des subtiles allégeances,

    Temps de miracles!

    Au demeurant ou a l'Oracle bien pensant,

    Qui compare le monde a un lotus suspendu

    L’autre a un lys, ou que sais-je un lotus bleu

    Époque des Rois-dieux, époque souveraine des

    hommes- oiseaux!

    Aujourd’hui la lumière transperce la poussière de mon réduit,

    Elle apparaît et disparait dans une fébrile mélancolie

    Cet éveil est un baptême, un saint papyrus

    Elle fleurit le mur, s’oppose aux ombres,

    Portant un parfum qui ne vient de nulle part

    Il viendra toujours invaincu,

    Honneur a ses couleurs! Son manteau céleste tissé de verges d'or

    Son chant salutaire, son souffle auroral

    Sur des notes qui ignorent les grandes septentrionale

    Matin en place, dormez! La lune s’efface, voici la flore.

    Parures vaines! Belles pour leurs futilités

    L’étreinte sur la forge, mût la peau blanche

    Cuivrée des Hommes de Plomb, ces hommes anciens

    Rayons sagaces de l’esprit somnolant!

    Grandes prêtresse des damnés! Trompeuse Gaia!

    Sournoisement s'installe et absorbe les flots lacrymaux

    De cette face inquiétante, incontournable

    Saison morte de lumières confondues,

    Plus haut vers l'azur et déchiré de la terre,

    Voici une gerbe d’aubépines décorée d’euphorbes

    Craignez l’herbe qui s’allonge sur les vallons

    Mais dormez tranquille, sans torves intentions

    De vous piquer un peu, mais vous rougir sans plus

    En ce jour de grande prière ou le soleil fût

    Ouvrez maintenant les portes du Béthel!

    Partagez vos implosions transcendantales

    Enviez Salomon pour ses trésors enfouis

    La chevelure bretonne de Samson

    La lyre de David ou l’acharnement de Moise

    Mais soyez heureux de vos corps!

    Voici venu le temps des pluies cendrés,

    Ou Jean Buridan brouillonne

    Penchant son esprit scolastique

    Ou la science et l’amour bouillonne

    Perçant la pierre plate d’une main Mystique

    Lithogravure principale de nos vastes Empires

    Oh! Vous dont je garde une confuse image

    Semblez aujourd’hui voltiger sur le Mont Sinaï

    Scintillant comme le flambeau du Jour Dernier

    Vous qui marchez sans tourment

    Allant sans détour cueillir la pomme D’Or

    Amphitryon exilé

    Sans rancune, non sans peine

    Job l’immarcescible allégeant!

    Comme la terre est en rondeur

    Ce que l’homme est en lourdeur!

    Posté il y a 1 année #
  13. Si les chiens avaient des scies ... y aurait pu de poteaux de téléphone

    Un observateur

    Posté il y a 1 année #
  14. "Si les chiens chiaient des haches, ils se fendraient le cul."

    [Un observé.]

    Posté il y a 1 année #

Flux RSS pour ce sujet

Écrire une réponse

Vous devez être connecté pour poster.